Les éléments à considérer avant de devenir avocat

L’un des facteurs les plus attrayants sur le métier d’avocat est le potentiel de rémunération. Pour certains, ce n’est qu’une partie des avantages de la carrière. Elle permet de contribuer à faire respecter la justice et d’utiliser leur influence pour améliorer leur communauté. Avant la formation, les réalités suivantes sont à ne pas négliger.

Des années difficiles à la faculté de droit

Le processus pour devenir un avocat n’est pas pour les âmes sensibles. Il faut au moins cinq ans d’études universitaires à temps plein pour devenir avocat. Cela se décompose en trois ans pour la licence, suivis de deux ans d’études de droit spécialisé pour le master. Les aspirants avocats doivent passer le redoutable concours pour prouver leur valeur. Cela peut prendre une année entière d’études et de préparation. Après l’acceptation dans une faculté de droit, ces cinq ans sont consacrés à un enseignement rigoureux à temps plein. Des programmes de formation en cours d’emploi, tels que des stages ou des internats, sont ensuite obligatoires. Pour plus d’informations, vous pouvez trouver un avocat disponible.

Le coût des études

Le potentiel de gain élevé d’un avocat est difficile à ignorer. Pourtant, il est généralement compensé par une dette importante au titre des prêts étudiants. L’étudiant du premier cycle accumule environ 35 000 € de prêts étudiants, le jour de l’obtention du diplôme. Dans une école de droit privé, les avocats diplômés pourront avoir une dette totale d’environ 125 000 € avant de toucher leur salaire. Il est tentant de croire que vous pourrez facilement rembourser cette dette une fois que vous gagnerez le salaire d’un avocat. D’ailleurs, le poids des prêts étudiants peut ajouter de la pression à une carrière déjà stressante. Le premier emploi ne sera peut-être pas aussi facile à empocher.

Les perspectives d’emploi potentiellement incertaines

Trouver un emploi en tant qu’avocat n’est pas nécessairement facile. On peut prévoir que la croissance de l’emploi des avocats se poursuivra à un taux de 6 %, jusqu’en 2024. Cette croissance peut ne pas suffire à fournir des emplois à tous les étudiants en droit fraîchement diplômés. Environ 60 % des diplômés de 2019 occupent un emploi à plein temps, dix mois après l’obtention de leur diplôme. Cela peut créer une situation très difficile pour ceux qui contractent une dette importante. Les nouveaux avocats peuvent se retrouver coincés dans un domaine qu’ils n’aiment pas. Simplement, ils doivent gagner de l’argent, ce qui peut entraîner une diminution de la satisfaction au travail.

Un environnement de travail parfois stressant

Les avocats des cabinets d’affaires peuvent s’attendre à travailler bien au-delà de la semaine typique de 40 heures. En partie, c’est grâce à la pratique des heures facturables. Les heures facturables sont les tâches qu’un avocat peut facturer directement à un client, comme la préparation d’un dossier. Les heures non facturables sont tous les autres aspects d’un travail, comme :

  • La consultation du courrier électronique
  • La participation à des réunions
  • La participation à des formations continues

Au bout du compte, un avocat peut passer 50 heures ou plus au bureau, chaque semaine.